LES FONDEMENTS DE LA NATION COMORIENNE AUX ORIGINES DU PEUPLE COMORIEN

 

Conférence du jeudi 6 novembre 2014

DAMIR Ben Ali

 

Un auteur a écrit que les civilisations tirent leur originalité des éléments constitutifs des milieux naturels qui les portent et de l’expérience collective de la société dont elles sont l’expression. Dans ces îles de faibles dimensions, le trait caractéristique de l’environnement naturel est la fugacité des aspects physiques. La mémoire collective a conservé les souvenirs des villages, des champs de cultures, des forêts qu’un cyclone, une secousse tellurique ou une éruption volcanique a rayés de la carte en quelques jours.

 

Aux yeux du jeune lettré comorien, formé à l’école coloniale,  coupé, dès son jeune âge, des espaces traditionnels de formation sociale et culturelle, un patrimoine physique de cette nature ne peut fournir le substratum d’une civilisation originale et la population qui en a la charge et la jouissance ne peut prétendre, sans faire sourire, à une histoire d’une grande profondeur chronologique. Aussi, pour une large partie de la jeune élite intellectuelle, le fondement de la société comorienne est un agrégat des normes, des principes et des valeurs importés. « La société comorienne est tri culturel » a-t-on affirmé et écrit dans les conclusions des assises de l’Université des Comores en février 2010.

 

Nous avons choisi aujourd’hui de parler de trois repères identificatoires de la société comorienne : l’origine multiethnique du peuple, la structure et la base lexicale du shikomor et la présence du droit dans tous les aspects de la vie du Comorien.

 

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