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MSAFUMU La fin d’un sultan et du système traditionnel des sultanats comoriens

Prince Said Ali

PRÉSENTATION   Un travail sur le terrain entre le mois de mars 1976 et le mois de juin 1977 pour la reconstitution des traditions historiques sur la lignée royale Inya Fwambaya[1] de l’île de Ngazidja, nous a permis de collecter plusieurs chroniques orales, qui ont servi de documents de base pour la réalisation de cette pièce de théâtre radiophonique. Elle est diffusée sur les antennes de Radio-Comores en août 1977, en langue comorienne par un groupe de garçons et de filles, en majorité, élèves des établissements d’enseignement secondaire.   La traduction en français a été réalisée en 1978 avec la collaboration de Georges Boulinier, ethnologue et historien français, chargé de recherche au CNRS, Paris (France) et Sultan Chouzour, directeur de l’Ecole Nationale d’Enseignement Supérieure (ENES)…

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Étude toponymique de Moroni : une cartographie pour mieux connaître la capitale

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      RECHERCHE. L’objet de l’étude est de constituer la cartographie de Moroni qui, jusqu’alors, n’existe pas. Moroni était la capitale du sultanat de Bambao, à l’époque des sultans batailleurs.   L’étude toponymique de la ville de Moroni est lancée depuis samedi dernier, dans les locaux du Cndrs (Centre national de documentation et de recherche scientifique). L’initiative est pilotée par la Fcc (Fédération comorienne des consommateurs) avec le partenariat du centre national. D’éminentes figures nationales de la recherche ont pris à la cérémonie de lancement du projet, parmi lesquelles Damir Ben Ali, anthropologue et ancien directeur du Cndrs et de l’Université des Comores (Udc), et  Moinaecha Cheikh Yahaya, linguiste, enseignant chercheur de l’Udc et ancienne ministre de l’Education nationale. Pour le président de la…

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Société / Les mercredis du Ramadan au Cndrs

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  Mohamed Ousseine Al Djamalilaili et Damir Ben Ali, deux éminents professeurs, ont tenu une conférence de presse au CNDRS, le Centre national de documentation et de recherche scientifique, mercredi dernier.   Chaque année, à la même période, le CNDRS accueille des conférences. « L’Islam et la société aux Comores », c’est sur ce sujet que Mohamed Ousseine Aldjamalaili et Damir Ben Ali ont débattu le 24 juin dernier, premier mercredi de ce mois de ramadan. Les conférenciers ont insisté sur la notion d’unité et de rassemblement prônée par l’islam. Pour M. Damir, anthropologue, l’islam est venu ressembler la société. M. Djamalilaili précise : « Le prophète Muhammad a été envoyé pour orienter la société. Le bon dieu ne cesse de nous inciter d’être unis ». L’école coranique en est la preuve…

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APPROCHE HISTORIQUE DE L’ISLAM DANS LA SOCIÉTÉ COMORIENNE

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  APPROCHE HISTORIQUE DE L’INTRODUCTION ET DE L’ANCRAGE DE L’ISLAM DANS LA SOCIÉTÉ COMORIENNE Depuis l’accession de notre pays à l’indépendance en 1975 et la création du CNDRS quatre années après, d’importants travaux de recherches dans toutes les disciplines ont été menés par des spécialistes comoriens et étrangers de différentes nationalités, notamment américaines, anglaises, australiennes, belges, françaises, malgaches, japonaises, suédoises et tanzaniennes. Les historiens et les archéologues nous apprennent que, dès le IIe siècle de l’hégire/VIIIe apr. J.-C, l’archipel fut le point extrême de l’avancée de l’Islam et des migrations des musulmans dans l’hémisphère sud. La pratique de l’Islam a donc connu deux grandes périodes historiques.   Dans un premier temps, la société fut fractionnée en sectes religieuses et ethniques. Le IIe siècle de l’hégire…

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L’auteur et Conteur Salim Hatubu nous a quittés, le pays en deuil

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    Salim Hatubou, l’auteur le plus prolifique des Comores, conteur à toute heure, nous a quittés. Né le 20 juin 1972 à Hahaya, à Ngazidja, il est décédé hier, mardi 31 mars à Marseille, d’une crise cardiaque. Enfant, Hatubou aimait les histoires, les écouter et les raconter. Il prend goût en écoutant sa grand-mère maternelle, la reine des veillées des contes du village de Milépvani, la localité voisine de Hahaya. Il apprend la magie des mots, l’envoutement des images et l’intelligence des intrigues. Salim Hatubou s’installe à Marseille, à l’âge de dix ans, dans les quartiers Nord de la Cité phocéenne. Adolescent, il mouille sa chemise et sa plume dans l’encrier. Il écrit des nouvelles, des articles et se voit publié. C’est en 1994,…

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LES FONDEMENTS DE LA NATION COMORIENNE AUX ORIGINES DU PEUPLE COMORIEN

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  Conférence du jeudi 6 novembre 2014 DAMIR Ben Ali   LES FONDEMENTS DE LA NATION COMORIENNE AUX ORIGINES DU PEUPLE COMORIEN   Un auteur a écrit que les civilisations tirent leur originalité des éléments constitutifs des milieux naturels qui les portent et de l’expérience collective de la société dont elles sont l’expression. Dans ces îles de faibles dimensions, le trait caractéristique de l’environnement naturel est la fugacité des aspects physiques. La mémoire collective a conservé les souvenirs des villages, des champs de cultures, des forêts qu’un cyclone, une secousse tellurique ou une éruption volcanique a rayés de la carte en quelques jours.   Aux yeux du jeune lettré comorien, formé à l’école coloniale, coupé, dès son jeune âge, des espaces traditionnels de formation sociale…

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Approche historique des structures administratives des Comores

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Sommets émergés des cônes volcanique formés sur un fond de 3000 mètres, à l’entrée nord du Canal de Mozambique, les quatre îles de l’archipel des Comores constituent un relais naturel  entre l’Afrique et Madagascar et un passage obligé des navigateurs qui, depuis la haute antiquité, reliaient les rives asiatiques aux pays du Sud Ouest de l’Océan Indien. Cliquez sur ce lien pour lire la suite

SOWO LA MKOßE signifie « voie publique »

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  SOWO LA MKOßE signifie « voie publique » en shiKomori ancien. YA MKOßE est le nom du premier fe (doyen d’un clan et magistrat d’une chefferie) à avoir aménagé et entretenu des chemins pour relier les villages de la côte Est de Ngazidja entre Malé et Hantsindzi. Damir BEN ALI Cliquez sur ce lien pour lire la suite Source:cndrs-comores.org

RAPPORT DE MISSION DE CONSULTATION

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ANALYSE DES POTENTIELS ET DYNAMIQUES DE CONFLITS ET DES FACTEURS STRUCTURELS QUI MINENT LA COHÉSION SOCIALE EN UNION DES COMORES. INTRODUCTION CONTEXTE ET OBJECTIFS DE L’ETUDE Sur la base de différentes études réalisées dans le cadre du PNUD et plus particulièrement sur les thématiques relatives au projet de renforcement de la cohésion sociale, un constat alarmant a été fait dans le domaine de l‟évolution de l‟Etat-nation. Depuis son Indépendance inachevée en raison de l‟occupation de l‟île de Mayotte par la France, les Comores vivent une instabilité politique et institutionnelle chronique caractérisée par des séries de coups d‟Etat, de changements constitutionnels et de crises aiguës telles la tentative séparatiste d‟Anjouan (1997-2008). Cet état de fait compromet l’unité nationale, les stratégies de développement ainsi que le projet…

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Le collège des sages livre «la vérité sur l’histoire»

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    Le collège des sages a convié la presse, mercredi 23 avril au Retaj Moroni, pour faire connaitre «la vérité sur l’histoire coloniale et l’implantation des institutions politiques à Moroni». Cette conférence de presse faisait suite, devaient-ils rappeler, aux propos à l’Ortc de Hamada Madi, directeur de cabinet du président de la République chargé de la défense, qui a accusé «le président Saïd Mohamed Cheikh d’avoir transféré la capitale de Dzaudzi à Moroni». En présence de l’ancien militant pour l’indépendance, Ali Bazi Selim, le collège des sages a indiqué qu’il s’agissait d’une «livraison tronquée de l’histoire récente des Comores». Ils ont regretté, au passage, la profanation de la personnalité emblématique du pays. Cependant, leur association «se préoccupe de livrer la vérité de l’histoire concernant…

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SAID MOHAMED CHEIKH DANS L’HISTOIRE DES COMORES

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  Said Mohamed Cheikh est né en 1904 à Mitsamihuli où il a fréquenté l’école coranique ou payalashio. C’était une institution communautaire qui ne fonctionnait pas dans une perspective d’assimilation à une culture étrangère. Elle puisait dans son environnement naturel, social et dans les préoccupations prioritaires des parents, les connaissances qu’elle transmettait à ses élèves. Il maintenait le lien entre ce qu’il enseignait aux enfants et le vécu de leurs parents au champ, à la mer, à la maison, sur la place du village et à la mosquée.  Il comportait deux cycles. Le premier cycle était celui des activités ludiques, sociales et manuelles pour développement de la psychomotricité, la mémoire, la pensée, le raisonnement. L’enseignement du deuxième cycle assurait la conservation du patrimoine religieux de…

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Gènes de putschistes et gènes de séparatistes

Le Directeur de Cabinet du Chef de l’État a accusé, à la télévision nationale, le président Said Mohamed Cheikh d’avoir transféré la capitale de Dzaoudzi à Moroni. Il se réfère à la littérature coloniale comme beaucoup d’autres qui ignorent l’histoire même la plus récente. Il a aussi traité les Wangazidja de putschistes. Je ne veux pas laisser croire que ces propos sont ceux d’un représentant d’une île.  Ils expriment la pensée d’un groupe de personnes issue des générations politiques formées par notre école dans toutes nos îles. Quand l’école coloniale apprenait à ses élèves que leurs ancêtres étaient des Gaulois, elle ne trompait que ses propres enseignants. Les élèves qui avaient fait l’école coranique et qui arrivaient chez les Wazungu âgés de plus de dix…

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LE GRAND MARIAGE ET SES IMPLICATIONS DANS LE DEVELOPPEMENT HUMAIN

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INTRODUCTION   La pratique du « Grand mariage » aux Comores est l’un des sujets passionnants aux appréciations controversées. Pourtant, le sujet a rarement fait l’objet d’une analyse approfondie permettant d’apprécier ses implications réelles pour le développement socioéconomique du pays. La pratique du « Grand mariage » a un coût sur le plan économique et social. Elle engendre des dépenses jugées « irrationnelles » par certains et source d’honneur et d’ascension sociale pour d’autres. Nombreux sont les comoriens prêts à s’appauvrir pour la promotion social à travers le grands mariage au détriment de certaines obligations fondamentales (santé, éducation des enfants, vie descente …etc.). Ce qui n’est pas sans conséquences pour le développement humain du pays. Si l’ascension sociale réelle ou supposée résultant de la pratique du grand mariage intéresse aussi bien…

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LA LITTERATURE ORALE DANS LE CHAMPS SOCIAL COMORIEN

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Présentation de l’alphabet   Les voyelles   Elles sont au nombre de cinq : a, e se lit é, i, u se lit ou, o   Les consonnes monographiques   b, ɓ implosif, majuscule Ɓ, c se lit tch, d, ɗ implosif, majuscule Ɗ, f g comme gale, aigu, gorge, ne se lit jamais ge, gi (français) mais ge se lit gué, gi se lit gui h se lit toujours aspiré, ɦ pharyngale, on le trouve dans peu de mots d’origine arabe, majuscule Ҥ, j k l m n p, r se lit toujours roulé, s t v w y z   Les consonnes digraphiques   Elles sont composées de deux ou plusieurs lettres mais elles forment un seul son: dh, dj, ɗr, dz, ny…

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MORONI : LE « GRAND MARIAGE » DANS TOUS SES ETATS

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  DAMIR BEN ALI Article écrit pour la revue TAREHI   L’an un de la première décade du premier siècle du nouveau millénaire, est marqué à Mitsamihuli, par un événement annonciateur de grands changements dans les rapports entre les élites sociales et les élites politico-administratives. Des quinquagénaires, jusque là accaparés par les taches de la bureaucratie étatique, se reconvertissent en chefs coutumiers. Ils modifient les règles de fonctionnement du « grand mariage », limitent et encadrent les dépenses ostentatoires malgré l’opposition résolue de certains wafomamdji (rois ou maîtres de la cité) qui, jusque là, exercent sur la ville un pouvoir sans partage. Les lois orales sont désormais contestées ouvertement par les scribes modernes parce qu’elles n’évoluent pas au rythme des changements du monde. Le droit écrit est…

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La Lettre DU COLLEGE DES SAGES

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  CAUSES ET CONSÉQUENCES DE LA LOI D’ANNEXION DE 1912   La date du 25 juillet 1912 devait rappeler à tout patriote comorien qu’il suffit qu’un pirate, un planteur, un mercenaire, un Etat étranger s’empare d’une seule île pour que l’ensemble de l’archipel soit soumis à un joug colonial. La loi d’annexion créait une situation de droit conforme à l’état de fait. Le décret d’application du 23 février 1914, fut l’aboutissement d’un processus engagé depuis 1843 qui consacrait la perte par le peuple comorien de son individualité politique en intégrant l’archipel dans une organisation  administrative qui faisait de Madagascar une colonie unitaire.   Le traité de Paris, du 31 mai 1814, qui marquait la fin des guerres napoléoniennes avait rendu l’île de Bourbon (La Réunion)…

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